Quelques recettes sans prétention

Sous cette catégorie, je compte partager de minuscules réflexes quotidiens afin de compléter la pratique présentée dans mon livre.

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Pour que le groupe devienne rapidement homogène, que la classe soit unie, je fais régulièrement changer les élèves de place. Une manière de les y amener est d’imposer l’alternance entre un garçon et une fille (parfois deux filles, un garçon, ou inversement selon la représentativité de chaque sexe). Comme tout le monde n’arrive pas au même moment, les derniers prennent les places vides et se retrouvent tout naturellement à côté de personnes différentes.

Pour que l’entité classe englobe bien toutes les personnes, j’invite chaque élève à prendre la parole à tous les cours. Chacun s’exprime au minimum durant le premier passage du bâton de parole pour traduire son émotion. Si, comme cela arrive plus facilement avec un enfant autiste, l’un d’entre eux veut se débiner, j’insiste pour qu’il dise quelque chose de lui, même si c’est superficiel, même s’il s’agit seulement de répéter son prénom.

Pour que chacun prenne conscience de la subtilité de l’autre et entre vraiment en relation, j’insiste pour que mes élèves se regardent dans les yeux quand ils se transmettent un objet, le bâton de parole, par exemple. Très vite, certains sont touchés par la différence de contact et font le rappel à ma place.

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