Thomas d’Ansembourg : nos systèmes éducatifs

Sous ce titre, je désire partager avec vous différents regards croisés à propos de l’enseignement. Je les puise la plupart du temps au sein d’articles ou de livres.

Thomas d’Ansembourg, Du Je au Nous, L’intériorité citoyenne : le meilleur de soi au service de tous, Les Éditions de l’Homme, 2014

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p 57 Pour éviter que de plus en plus de jeunes et moins jeunes se retrouvent en rupture scolaire ou familiale, sociale ou professionnelle, nous n’avons sans doute pas, directement d’autre pouvoir – mais celui-là, nous l’avons – que de travailler individuellement à transformer notre culture de société pour que l’humain y retrouve sa place. Nous pouvons nous assurer que, de sa fécondation à son dernier souffle, il soit accueilli dans la dignité, accompagné dans l’émerveillement de la découverte du monde et éveillé à la conscience de son appartenance à l’univers entier. Concrètement, cela veut dire que nos systèmes éducatifs, familiaux et scolaires acceptent de privilégier le climat relationnel par rapport aux choses à faire, privilégier le plaisir à vivre, à créer et apprendre ensemble par rapport aux tâches à accomplir et aux fonctions à assurer. Notons bien que ce n’est pas l’un ou l’autre, le programme ou la qualité de la relation ; c’est l’un et l’autre, avec une priorité à mes yeux sur la qualité de l’être, dont chaque adulte est invité à témoigner. S’il s’agit d’un pouvoir d’action individuel, nous verrons que nous ne sommes pas seuls.

 p100 Imaginons comment sera le monde lorsque, durant toute leur scolarisation, les futurs citoyens auront baigné dans une culture où chacun saura que tout est interconnecté, que tout est relié et en interaction constante, et cela, de génération en génération. Cette culture se développe aujourd’hui.

Bertrand Piccard, Quid de l’éducation des enfants ?

Sous ce titre, je désire partager avec vous différents regards croisés à propos de l’enseignement. Je les puise la plupart du temps au sein d’articles ou de livres. 

Bertrand Piccard, Changer d’altitude, Quelques solutions pour mieux vivre sa vie, Stock, 2014, p 90-92.

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Quid de l’éducation des enfants ?Il faudrait, très tôt déjà, y introduire trois notions de base : la curiosité, la persévérance et le respect. Sans curiosité, on n’essaie jamais rien de nouveau ; sans persévérance, on ne réussit pas ce qu’on entreprend ; sans respect, les succès n’ont aucune valeur.

Bien sûr qu’il faut enseigner des connaissances, mais sans s’y limiter. Il est plus important d’apprendre comment penser que quoi penser. À ce titre, le domaine des points d’interrogation et des doutes devrait trouver autant de place dans les programmes scolaires que celui des certitudes et des acquis. La remise en question de ses propres convictions n’est-elle pas la meilleure façon de stimuler curiosité individuelle et créativité collective, esprit de pionnier et tolérance face aux autres?

Chaque domaine et chaque discipline devrait donc être enseigné sous l’angle officiel et sous l’angle de  ceux qui pensent autrement. Les différentes visions du monde devraient être mises en évidence, tout comme les opinions divergentes. 

Les cours de religion devraient ainsi mentionner ce que les autres religions pensent de la nôtre. Le cours d’histoire devrait laisser la parole aux autres cultures qui ont une vision forcément différente de l’Occident : l’histoire du Moyen-Orient ne peut pas être identique des côtés israélien ou palestinien. La science devrait présenter notre médecine comme une des multiples façons de soigner, sans occulter les approches chinoises, ayurvédique ou chamanique.  Quoi que l’on en pense, la biologie devrait aussi mentionner la vision créationniste du monde et les arguments de ceux qui critiquent la théorie évolutionniste de Darwin. C’est ainsi tout l’état d’esprit de la remise en question que l’on enseignerait à nos jeunes. 

On devrait également laisser de la place à l’inconnu, aux sujets pour lesquels personne ne peut apporter d’explication, comme les guérisons spontanées, les miracles, les hypothèses de vie extraterrestre, etc. Sans affirmer en aucune façon que tout cela existe, mais pour laisser de la place aux mystères, qui non seulement stimulent l’imagination, mais surtout stimulent la capacité à ne pas rejeter d’emblée ce que l’on ne comprend pas. 

Tout cela ne représenterait pas seulement un changement dans les programmes scolaires, mais avant tout, dans la manière de former les professeurs. Peut-on enseigner ce que l’on ne pratique pas soi-même ? C’est pourtant par là qu’il faudrait commencer, si nous voulons permettre aux jeunes générations de développer les facultés indispensables pour trouver leur place dans un monde globalisé qui requiert de plus en plus de flexibilité et de moins en moins de certitudes.

Devenir le monde de nos rêves

Octobre 2014

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Devenir le monde de mes rêves
L’incarner
Épanouir ma personne sans trêve
Sans juger
Pour m’ouvrir en toute bienveillance
Libérer
Accueillir mes joies et mes souffrances
Les aimer 

 

Soyons le changement
Que nous voulons voir dans le monde[1]
Soyons les artisans
D’une fraternité féconde
Cultivons notre lien
Avec nos racines profondes
Prenons soin de ce bien
Qui nous entraîne dans la ronde
De la Vie

Devenir nos belles utopies
Toi et moi
Découvrir ce qui nous met en vie
Et en joie
Accueillir toutes nos différences
Nos richesses
Pressentir ensemble la présence
En tendresse

Devenir un’planète prospère
Qui respire
Éblouir notre mère la terre
La chérir
Accueillir toutes les existences
Honorer
Découvrir un’nouvelle puissance
Partagée

[1] Citation de Gandhi

Une maman

 

24 juillet 2014

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Un’ maman
Ça pass’ de trop blanches nuits
À ruminer vos ennuis
Pleurant sur son impuissance
À épargner vos souffrances

Un’ maman
Ça ne connaît qu’un désir
Jouir de votre plaisir
Ça s’émerveille avant vous
De ce qui rosit vos joues

Un’ maman
Ça respire avec le cœur
Et ça calque ses humeurs
Sur vos bull’tins météo
Un’ maman
Ça vous veut toujours heureux
Dans un oubli amoureux
D’un’ vie de bas et de hauts

Un’ maman
Parfois ça vous exaspère
Dans sa condition de mère
Qui réveille malgré elle
Vos réflexes pulsionnels

Un’ maman
Ça énerve et ça rassure
Ça apaise les blessures
C’est un chez-soi de tendresse
Pour les braves en détresse

Un’ maman
Ça respire avec le cœur
Et ça calque ses humeurs
Sur vos bull’tins météo
Un’ maman
Ça vous veut toujours heureux
Dans un oubli amoureux
D’un’ vie de bas et de hauts

Un’ mamy
Ça nourrit la bienveillance
Pour toutes vos défaillances
Ça découvre la patience
En mêm’ temps que la Conscience

Un’ mamy
Ça apprend à fair’ confiance
À l’immense Intelligence
Qui vous poussera toujours
Vers la Source de l’Amour

Un’ mamy
Ça respire avec le cœur
Et ça reçoit vos humeurs
Avec un sourir’ complice
Un’ mamy
Ça vous veut toujours heureux
Et son regard amoureux
Vous ouvre à d’autres délices

Addict à toi

 

(15 mai 2014) (voir sur youtube : http://www.youtube.com/watch?v=2mZELoc6TA4)

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Ce n’est pas à la cigarette
À l’alcool ou à internet
Mon cœur a rendu son verdict
C’est à toi que je suis addict

Addict à ces petits mots tendres
Qui me réchauffent si souvent
Lorsque je me laisse surprendre
Par tes messages motivants

 Addict à tes yeux amoureux
Qui sans cesse me déshabillent
À tes mains qui savent les jeux
Qui font chanter le corps des filles

Addict à ton sens de l’humour
À tes trouvailles enjouées
Qui font de toi le troubadour
De mon quotidien enchanté

Addict à ta douce amitié
Qui transforme notre ordinaire
Et notre chemin tout entier
En aventure solidaire

Addict à ta simplicité
Quand tu exprimes sans ambages
Dans ta vulnérabilité
L’épine qui te porte ombrage

Addict à ta sollicitude
À ton soutien, ton empathie
Qui animent ma solitude
Et allègent mon ressenti

Addict à ta reconnaissance
Pour le moindre geste opéré
À ton sourire de bienveillance
Lorsque je me suis égarée

Addict à nos super fous rires
Quand nous blaguons sur nos boiteries
En trouvant les mots pour les dire
Dans une joyeuse ironie