Décembre 2014

 

 Thibaut MiserqueLes observations des élèves ci-dessous sont toutes issues de jeunes qui ont au moins 16 ans. Par respect pour leur vie privée,  j’ai omis intentionnellement de citer leurs prénoms. 

Le cours m’a permis de complètement changer mon quotidien. Je me sens plus libre et heureux. Je pense même que si tout le monde faisait ça, le monde serait complètement différent. C’est bizarre de dire ça comme ça, mais je vous remercie quand même de votre cours car sans lui, je ne serais pas comme je suis aujourd’hui, alors merci !

Nous ne faisons pas que ces jeux car nous chantons aussi. Cela a pour étrange pouvoir d’unir la classe, qui est un ensemble de gens tous différents en un tout harmonieux.

Il faut se laisser porter et entraîner par le groupe.

Je dois bien avouer que ces jeux me mettent tous très mal à l’aise et je dois me forcer pour les faire. Mais ça m’a permis de savoir que je suis réellement très timide et que j’ai énormément peur du jugement des autres. Et même faire ce bilan me permet de me mettre d’accord avec moi-même et de ne plus me mentir. (…)

On apprend à ne pas juger les autres, à les respecter quand ils parlent et surtout les écouter (Quand par exemple, ils ont le bâton de parole) En réalité, je suis quelqu’un qui juge très vite. Et là, j’ai essayé de ne plus juger les autres, mais bien de les écouter et d’essayer de les comprendre. Et bien, c’est « magique » car j’avais des préjugés sur certaines personnes de ma classe et, en essayant de les connaître en les écoutant et en les comprenant réellement, en leur demandant « Si je te comprends bien », je me suis rendu compte que je m’étais trompé.

Le cours de religion est le cours où j’apprends le plus.

J’aime beaucoup le cours car je n’ai pas fort confiance en moi. Il m’aide à mieux me connaître et m’apprivoiser davantage.

Je ne savais pas que j’aimais chanter, mais apprendre de belles paroles et les chanter m’ont à chaque fois apporté de la bonne humeur, même quand je n’allais pas bien.

Même si, au départ, j’ai trouvé ce cours un peu bizarre, maintenant, ça a pu me faire changer, mais pas qu’en classe, aussi au dehors, donc je vous remercie.

J’ai bien apprécié le cours car on y fait quelque chose de différent par rapport aux autres cours où on doit rester assis sur des chaises et avaler de la matière.

C’est un moment de partage d’expériences et d’émotions où l’on peut être soi. Un moment où je me sens bien, où je commence à m’ouvrir même si j’ai plus difficile que d’autres à le faire. C’est un moment où on apprend à écouter les autres sans les juger.

Aujourd’hui, je peux vous dire que la classe va énormément me manquer, que cette année a été magnifique et c’est en partie grâce à votre cours.

En racontant aux autres comment je me sentais, ce que je pensais, ce que je ressentais ou comment je me décrirais, j’ai appris en quelque sorte à me connaître moi-même.

Tout d’abord j’ai envie de dire que le cours de religion, surtout celui de madame Hubert est essentiel au collège Saint Étienne pour la simple et bonne raison que, si une bonne ambiance règne dans la classe, c’est bien grâce à ce cours !

On change d’avis sur les personnes de notre classe, on enlève nos a priori et on s’intéresse aux personnes qu’on a devant nous.

Merci, madame, pour ces quatre années inoubliables avec des sujets et des jeux aussi tordus les uns que les autres mais qui, au fond, m’ont fait évoluer d’une façon que je ne connaissais même pas.

C’est rare que quelqu’un change votre vie, mais, quand ça arrive, vous êtes forcé de le reconnaître.Je le reconnais, vous avez changé la mienne.

Je ne vous oublierai jamais.

À présent, je ne vais plus, par système de défense, les critiquer pour me sentir valorisée en retour. Tout ça, j’ai appris de vous, sans mentir, sans faire la lèche-cul, j’avais besoin de vous le dire.

Durant toutes ces années en votre compagnie, j’ai évolué et mûri. C’est pour ça que je voulais dire merci. Merci pour tout. Même si je n’ai pas toujours la même vision des choses, j’aime votre vision des choses. J’aime le fait que, dans votre cours, l’humain est au centre. Rares sont les cours où l’humain est au centre.

Je suis triste que la fin de l’année arrive et cela m’attriste de me dire que je ne revivrai plus ces moments de partage où nous sommes tous en cercle et où chacun écoute l’autre. C’est un moment de partage unique qui soude énormément la classe.

Je vous remercie pour ces choses apprises au cours de ces années passées avec vous. Vous nous avez appris à créer notre avenir en fonction de nous-même (de nos choix, de nos rêves, de nos projets, de ce qui nous tient à cœur), vous nous avez appris à nous connaître presque par cœur, vous nous avez appris les choses importantes de la vie et surtout à vivre heureux.

Merci pour votre patience car ça ne doit pas être facile d’apprendre ce genre de choses pour des classes de 5è et de rhéto aussi étroites d’esprit que les nôtres !

J’espère que vous continuerez car ce que vous faites est magnifique.

Pour finir, après vos cours, je me sentais mieux parce que j’avais pu m’exprimer alors qu’en général, je serais restée fermée comme une huître.

J’espère que vous continuerez à donner vos cours comme vous le faites maintenant car je pense que ceux-ci peuvent apporter beaucoup de bien à certaines personnes même si d’autres vous empêcheront toujours de donner cours comme vous le souhaitez. Merci pour tout !

Ce que j’appréciais le plus, c’est que presque tout le monde participait au cours malgré le fait que certains soient fatigués ou qu’ils aient passé un mauvais week-end.

C’est certainement le cours qui m’a donné le plus de valeurs pour ma vie d’adulte.

Je vous remercie pour ces deux années passées en votre compagnie, votre bonne humeur de tous les jours et surtout la patience que vous avez eue malgré nos bêtises et nos gamineries parfois.

Je me souviendrai toujours de chacune des heures de religion. Chanter, le bâton de paroles, les minutes pour soi, les jeux, les confidences, mais aussi le partage. C’est un cours où nous pouvons être nous-même. Il ne m’est jamais arrivé de me sentir jugée lorsque je devais parler devant tout le monde. Vous êtes une prof compréhensive qui nous montre les bons côtés de la vie à travers diverses méthodes toutes simples.

Je voudrais vous remercier pour ce cours à la fois excentrique et éducatif qui m’a aidé à prendre conscience de beaucoup de choses.

Je tiens à vous remercier pour les bons moments où nous chantions de grand matin des chants du « répertoire du bonheur », après cela, je ne pouvais qu’être de bonne humeur.

Je vois la vie différemment, c’est une certitude !

Vos chansons, vos textes, vos mélodies, tout ça va me rester en tête pendant de nombreuses années sans doute et ça me réjouit.

Vous mettez tout en œuvre pour nous faire voir la vie de son plus beau côté et tout ça, en passant par le deuil. Je ne sais pas quoi rajouter de plus à part MERCI.Merci pour votre patience, votre gentillesse et votre écoute. Vous savez rester vous-même dans tous les moments, vous n’avez pas peur de rire et même de pleurer devant nous. Vous êtes quelqu’un de vrai. N’ayez pas peur de vous imposer en classe. Vous méritez le respect de tous vos élèves. Vous allez me manquer l’année prochaine.

Je vous remercie pour toutes les chansons qu’on a chantées au début des cours. Celles-ci me mettaient de bonne humeur même si je ne l’étais pas. Merci à vous et à vos conseils souvent donnés pour nous faire avancer sur le chemin.

Je ne vous remercierai jamais assez de nous avoir fait découvrir certaines histoires des témoins venus.

Ce que je retiens de ces deux années, c’est que ce cours de religion était bien plus qu’un cours, c’était une salle où tout le monde pouvait donner son avis.

J’aimerais te parler des deux choses que l’on fait à tous les cours de religion et qui, je pense, m’ont le plus aidé : la minute de silence et le chant.

D’une part, la minute de silence m’aide à me reconcentrer sur l’essentiel et d’autre part, le chant est l’activité qui m’a le plus aidé à combattre ma timidité.

Bon, je dois t’avouer qu’au début, j’ai pris la prof pour une folle, mais après, on s’habitue et ça devient agréable. Tout d’abord, à chaque cours, on fait une minute de silence. Au début, il y avait des malaises, mais après, on n’attend que ça. Moi je trouve que la minute de silence, pendant les cours, qui plus est, me permet de me recentrer sur mes priorités, de sentir les différents frissons qui parcourent mon corps, mon poids sur la chaise et de me sentir en harmonie avec le reste de la classe.

Au cours, on commence par chanter et après, on fait une minute de silence et ça, c’est vraiment magique ! Ça nous calme tous à chaque fois. Au début, je pensais que ça ne marcherait pas, mais si, tout le monde le fait ! Parfois, quand je suis énervée, je me fais des petites minutes de silence, je me calme et je vois ce qu’il y a au fond de moi, je cherche les meilleures solutions. Et ça fonctionne ! Je te jure, tu dois essayer !

Tu te souviens de madame Hubert, une drôle de dame avec sa guitare qui a l’air un peu ailleurs ? En fait, c’est elle qui y voit le plus clair.

Elohim

bcu-lausanne.ch
bcu-lausanne.ch

 

Musique : Corentin Aussems

Paroles : Julie et Corentin Aussems-Degroote

 

Bienvenue sur terr(e) dans le monde des hommes

 Bienvenue sur terr(e) petit bonhomme

 Pousse droit vers le ciel, tends vers tes rêves, Elohim

 Laisse-les te porter sur ton chemin

 

Mêm(e ) si tu lui résistes, que tu le veuilles ou non

La vie coule et t’emporte dans un grand tourbillon

Livre-toi au courant, ouvre-lui donc ton cœur

Et ta vie deviendra Tourbillon de douceur

 

Faut-il vraiment te dir(e) ce que nous connaissons

Mieux vaut tout découvrir à ta propre façon

Mais n’oublie pas bonhomme que tu es entouré

D’un tas de femm(es) et d’hommes tout prêts à t’enseigner

 

Donn(e ) de toi le meilleur maintenant et toujours

La terre a pour moteur les gens remplis d’amour

Laisse exploser en toi les forces qui te font

Garde toujours la foi comme lign(e ) d’horizon

Les héritiers ou comment remettre un jeune debout

UnknownÀ propos du film Les Héritiers réalisé par Marie-Castille Mention-Schaar, France 2014

Même si j’ai trouvé ce film extrêmement touchant et troublant de justesse, au point que certaines scènes me semblaient tout droit issues de la réalité et non d’une fiction, je ne m’aventurerai pas sur un terrain qui n’est pas le mien et ne me permettrai donc pas une critique cinématographique en bonne et due forme.

Mon propos visera plutôt à souligner les ingrédients qui ont fait de l’expérience relatée une magnifique victoire sur le décrochage scolaire et la violence, souvent plus exacerbés au sein des banlieues, là où de nombreux jeunes et moins jeunes n’arrivent pas à se faire reconnaître dans leurs potentialités originales ni à se rendre utiles à la société.

En les entraînant dans l’aventure du concours national, le professeur, incarné par Ariane Ascaride, a montré à ses élèves à quel point elle leur faisait confiance, à quel point elle savait qu’avec leurs forces singulières, ils étaient capables de relever un défi qui paraissait à leurs yeux insurmontable. Forces singulières s’il en est puisqu’après avoir constaté leur manque de compétences scolaires proprement-dites, elle les a amenés, non à se formater à la voie que l’école leur aurait tracée pour ce genre de démarche, mais à découvrir ce que leur vérité, leur authenticité leur suggérait.

Ce regard bienveillant et qualifiant leur a permis non seulement de développer la foi en eux-mêmes, mais aussi de s’ouvrir à leur créativité et d’inventer une approche toute nouvelle.

L’enseignante a compris également l’importance de ne pas accorder de notes aux élèves pour cette recherche. Lorsque l’on supprime la pression de l’évaluation, qui se base sur des critères extrêmement rigides et sclérosants, lorsqu’il peut sortir du cadre qui le limite à une infime partie de ses richesses personnelles, le jeune peut se laisser aller peu à peu à l’enthousiasme de la gageure, le plaisir inné de la découverte et le bonheur de la construction.

Ouverte à leurs propositions, le professeur accepte également de rester dans l’ombre, au service des jeunes. Elle devient alors une éveilleuse qui, non seulement aime se laisser surprendre par ses élèves mais bien plus les encourage dans leurs initiatives, sans hésiter toutefois à signaler leurs incohérences ni à les aider avec ses forces à elle.

Et bien sûr, le but de l’aventure est collectif et engage tous les élèves volontaires dans une collaboration inédite. Le cadre de vie acquiert alors de la souplesse : on bouge dans la classe, on rapproche les tables en petits groupes, puis en équipes plus importantes selon les nécessités. Peu à peu, les jeunes prennent conscience que leur force réside dans le respect mutuel et la synergie qui naît de leurs échanges. Amenés à œuvrer ensemble, ils finissent par se reconnaître mutuellement et à s’apprécier à leur juste valeur. Quel plaisir lorsque les cœurs vibrent enfin à l’unisson !

Pour que l’école devienne un rempart contre les intégrismes et les folies en tous genres, ne devrions-nous pas nous exercer, nous aussi, professeurs, éducateurs, animateurs et parents, à retenir les leçons de cette belle histoire ?

 

Réforme des cours de religion : il faut aller plus loin.

 

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leparticulier.fr

Dans l’émotion suscitée par l’incroyable sursaut citoyen qui s’est manifesté à Paris et dans de nombreuses villes du monde ce dimanche 11 janvier, les médias belges reviennent sur la nécessité de réformer les cours de religion en les ouvrant à la citoyenneté, la philosophie et aux différentes religions.

Au sein de l’école telle que nous la vivons aujourd’hui, il s’agit là bien sûr d’une heureuse initiative, déjà inscrite d’ailleurs dans le référentiel de l’enseignement catholique, et vécue depuis bien plus longtemps encore par nombre de ses professeurs de religion.

Mais ce n’est pas en apportant un cours théorique différent ou supplémentaire que nous inspirerons le respect à nos enfants et nos élèves. Pour vivre l’ouverture, il faut en faire l’expérience. Or tandis que les dogmes et les rites nous séparent, la spiritualité (laïque) nous réunit : chacun peut faire l’expérience en son for intérieur du mystère qui nous dépasse tous, athées comme croyants, de la profondeur du calme qui sous-tend nos tempêtes lorsque nous faisons silence, de l’appel qui nous pousse à évoluer sans cesse vers le meilleur de nous, vers la réalisation de ce que nous portons d’unique pour le mettre au service de la vie quelle qu’elle soit.

Dans mes classes, nous nous donnons à chaque cours un moment de silence, dans lequel j’invite les jeunes à observer leurs émotions et leurs pensées, sans les juger ni s’y attarder. Ensuite, nous faisons passer un bâton de parole afin que chacun puisse partager l’émotion qui l’habite sur le moment. Ces activités qui nous touchent profondément ont la faculté presque immédiate de rassembler tout le monde dans une même énergie. Mes élèves reconnaissent qu’elles leur font « un bien fou » et leur permettent d’accueillir même les personnes qu’ils rejetaient jusqu’alors. « Ce moment privilégié m’a fait découvrir, en moi, des profondeurs inconnues jusqu’alors. » (Guillaume)

« En écoutant, je me rends compte que chaque personne est unique. Au début, j’avais une image très superficielle, basique. (Jérémy)

« Je retiendrai toujours le respect qui régnait dans la classe lorsqu’on se confiait. Ça m’a permis de me sentir en confiance et acceptée dans mes décisions. » (Marie)

Lorsqu’ensemble, dans une classe, nous avons fait l’expérience de l’humanité vivante, lorsque nous nous sommes tous mis au diapason les uns avec les autres, il s’avère si simple alors d’expliquer, lorsque cela se présente, comment nous la mettons en pratique au quotidien, à la mosquée, la synagogue, l’église, le dojo ou encore dans nos promenades silencieuses en forêt.

Une fois de plus, il convient de ne pas se boucher les oreilles. Profitons de cette période bénie où une marée humaine se mobilise sincèrement et profondément dans une émotion partagée, non pas pour opérer quelques réformettes de plus, mais pour repenser l’école dans ses fondements-mêmes.

7 janvier 2015 : nous ne pouvons plus nous taire !

17millions.canalblog.com
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Face à la barbarie qui a décimé la rédaction de Charlie Hebdo, nous ne pouvons passer sous silence notre responsabilité de citoyens et de professeurs : tout ce qui nous arrive nous ressemble, les deux jeunes qui ont tué froidement les caricaturistes et leurs confrères n’ont fait que répondre en écho à la violence subtile de notre société, dans laquelle l’école constitue un pilier essentiel.

Dans Le Soir d’aujourd’hui, 9 janvier, un travailleur social témoigne : « Le pire est devant nous. (…) Beaucoup dans les quartiers (…) ont une double fragilité, la première nourrissant la seconde : une fragilité économique et une fragilité identitaire. » Lorsque l’identité n’a pas pu se construire au service de la société, elle ne trouve pas d’autre choix que de se retourner contre elle : puisque je n’existe pas positivement à vos yeux, au moins vous me donnerez un nom lorsque je vous ferai du mal. De plus, si je n’ai pas eu l’occasion de développer l’empathie, la capacité à me mettre à la place de l’autre, je n’éprouverai aucune difficulté à commettre des horreurs abominables ni abattre quelqu’un de sang froid.

Combien de drames comme celui-là nous faudra-t-il avant d’accepter de révolutionner l’école de fond en comble ? Combien de victimes innocentes compterons-nous encore avant de donner leur place aux véritables priorités d’une éducation ?

Aujourd’hui, à l’heure où la connaissance se trouve tout entière sur internet, et donc accessible immédiatement à la majorité de nos élèves, quand on sait que les matières sont souvent dépassées au moment où les professeurs les enseignent, il s’avère grandement essentiel de consacrer la majeure partie de notre temps et de l’espace scolaire à ce que j’appelle l’ éveillance, un accompagnement bienveillant qui permette à l’enfant de s’éveiller à son potentiel unique, à son moteur intérieur, tout en lui donnant les moyens de s’ouvrir à l’autre quel qu’il soit, pour agir joyeusement avec lui dans la force renouvelée de synergies chaque fois différentes.

Or que voit-on dans la majorité des classes ? Des bancs alignés les uns derrière les autres où l’on n’aperçoit les camarades que de dos. Dans mes cours où ils sont installés en cercle, certains de mes élèves s’émerveillent de découvrir des personnes qu’ils n’avaient pas remarquées jusqu’alors. Est-ce bien normal ?

Lorsque les jeunes se regardent, lorsqu’on leur donne l’occasion de partager leurs émotions, leurs questionnements, quand l’école n’est plus un lieu de pression où chacun doit tirer tout seul son épingle du jeu mais où l’on cherche ensemble des solutions créatives qui rassemblent, le respect et la douceur s’installent spontanément en même temps que la joie de vivre. C’est ce climat qui favorise l’ouverture à la connaissance.

Alors qu’attendons-nous ?